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Implants mammaires : pleins feux sur Asia

Maria Fornell  rédigé le 19 février 2019 à 16h12

Article paru dans le journal nº 65 (site  Alternative Santé)Scandale PIP, prothèses rompues, cancers lymphatiques : les implants mammaires font régulièrement la Une des journaux depuis quelques années, de façon fort négative. Pour autant, Asia, un risque de santé grave lié à ces implants, reste encore très peu médiatisé et donc peu connu des femmes. Le point sur ce syndrome.

Dans le monde, le nombre d’interventions de chirurgie esthétique ne cesse d’augmenter, année après année. Même si la France est toujours loin derrière les États-Unis ou le Brésil, on estime aujourd’hui qu’un peu plus de 500 000 femmes portent des implants mammaires dans notre pays – à la suite de démarches personnelles ou en lien avec un cancer du sein.

La question des risques liés aux implants concerne donc un nombre toujours plus important de femmes. Parmi ces risques, l’Autoimmune Syndrome Induced by Adjuvants (Asiase caractérise, dans ses formes les plus graves, par le développement de maladies auto-immunes tels que la sclérodermie, le lupus, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la fibromyalgie ou le rhumatisme articulaire. Or très peu de chirurgiens évoquent ce syndrome quand ils reçoivent des patientes, et peu de femmes se documentent vraiment sur la question des implants avant de se faire opérer, car beaucoup pensent que la règlementation en la matière est très stricte. La vérité est pourtant loin de là.

Panorama des modèles d’implants existants

On compte, de nos jours, trois types d’implants mammaires utilisés :

• ceux en silicone (lisse ou texturé) ;

• ceux en gel de silicone ;

• ceux dits « salins », contenant du sérum physiologique et entourés d’une paroi en silicone.

Ces implants salins ont été mis sur le marché quand ceux en silicone se sont retrouvés temporairement interdits, dans les années 1990, à la suite d’actions juridiques collectives aux États-Unis mettant en cause des fabricants et des implants dysfonctionnels (les implants en silicone ont été remis sur le marché en France en 2001). Ces implants sont souventprésentés comme « moins dangereux » que ceux en silicone, car, en cas de rupture de la poche, le sérum physiologique peut être absorbé par le corps.

Les études sur le syndrome Asia montrent néanmoins qu’il est présent chez les porteuses des trois types d’implants, et que ceux au sérum physiologique comportent souvent des complications spécifiques telles que le développement de moisissures et de levures.

La composition des implants, un secret délétère

Pour rappel, le silicone est une huile de synthèse fabriquée à partir de silicium, qui est un élément semi-métallique situé juste au-dessous du carbone dans le tableau périodique. La connaissance de la composition des implants mammaires en silicone est essentiellement fondée sur les divulgations, en 1997, de la Dow Corning Corporation, compagnie ayant dû faire face à plusieurs procès. La liste des composants comportait, dans le détail, 37 ingrédients, dont plusieurs neurotoxines (méthyle éthyle cétone, cyclohexanone, chlorure de polyvinyle), du plomb, des solvants de nettoyage ainsi que plusieurs substances carcinogènes !

(suit de l’article sur le site Alternative Santé)

 

 

Ce syndrome propose de regrouper plusieurs affections dont les signes et symptômes sont proches (la siliconose, le syndrome de la guerre du Golfe, la myofasciite à macrophages, et les réactions post-vaccinales).

Yehuda Shoenfeld (en), immunologiste israélien à l’origine de cette définition récente (2010), propose les critères principaux suivants pour le diagnostic du syndrome auto-immunitaire induit par les adjuvants

-exposition à un stimulus externe (infection, vaccin, silicone, adjuvant) avant les manifestations cliniques.
-apparition de manifestations cliniques « typiques » :
-myalgie, myosite, faiblesse musculaire,
-arthralgie et/ou arthrite,
-fatigue chronique, sommeil non réparateur ou troubles du sommeil,
-manifestations neurologiques (en particulier associées à la démyélinisation),
-troubles cognitifs, perte de mémoire,
-pyrexie, bouche sèche

Reconnaissance du syndrome ASIA :
Le syndrome Asia est une pathologie invalidante qui est reconnu en ALD30 par les organismes de Sécurité Sociale et engendre souvent un trouble anxieux sévère reconnu aussi ALD30 .
Une prise en charge psychologique sera sans doute nécessaire vu le parcours du combattant pour se faire reconnaitre invalide.
Nous vous conseillons de demander la carte de travailleur handicapé , de station debout pénible et de stationnement (dossier MDPH).
L’invalidité peut être accorder aux femmes ayant un syndrome ASiA.

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Au USA des milliers de femmes ont une maladie des implants mammaires et ainsi que des groupes facebbok ont été créés pour informer sur les implants mammaire .
BII breast implant illness By Nicole

http://www.autoimmunity-network.com/media/moxie/files/a/ad/adm/admin/00002281-201707000-00012.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5406475/
Deux cent cas de syndrome d’ASIA à la suite d’implants en silicone: une étude comparative de 30 ans et une revue de la littérature actuelle.

www.autoimmunity-network.com/articles/versini.pdf
The Dark Side of Beauty: About Breast Implants
and Lymphoma
Mathilde Versini MD1 and Yehuda Shoenfeld MD, FRCP, MaACR2

https://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20150318.OBS4911/protheses-mammaires-je-me-sens-comme-un-cobaye-empoisonne-au-silicone.html
( mon histoire avec les prothèses SEBBIN)

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